
La tournée d’hivers européene de 1971 détient la palme d’or de la tourné
la plus catastrophique des Mothers of Inventions. Le 4 décembre nous travaillions au Casino de Montreux en Suisse, juste au bord du lac, juste au bas de la rue Igor Stravinsky une salle connue pour ses festivals de jazz. Au milieu du solo de synthétiseur de Don Preston du morceau « King Kong » l’endroit prit soudainement feu. Quelqu’un dans la salle avait lancé une fusée ou quelque chose du style dans le plafond en rotin qui prit feu (d’autres versions de l’histoire dit que la faute venait d’une installation électrique défectueuse).
Il y avait entre 2'500 et 3'000 gamins assis et serrés dans la salle, bien au delà de sa capacité. Comme il y avait tout autant de gamins à l’extérieur, tentant de rentrer, les organisateurs ont, intelligemment chaîné les portes. Quand le feu s’est développé il restait deux issues. Par la porte principale qui était assez étroite ou par la large fenêtre juste à côté de la scène.
J’ai annoncé quelque chose du genre : « Restez calme s’il vous plaît. Nous devons partir d’ici. Il y a le feu alors nous allons tous quitter les lieux ».
Vous seriez surpris comme les gens qui ne parlaient que français vous comprennent quand c’est une question de vie ou de mort.
Ils ont commencé à sortir par la porte principale. Comme la salle commençait à se remplir de fumée, un de nos roadies a saisi une caisse vide dans laquelle nous emballions notre équipement et l’a jetée contre la vitre. Notre équipe a alors aidé les gens à sortir par cette fenêtre qui donnait sur le jardin.
Les musiciens se sont échappés par un tunnel derrière la scène qui les a amené vers le garage du parking.
Quelques minutes plus tard le système de ventilation de l’immeuble a explosé et quelques personnes se sont fait souffler à travers une vitre. Heureusement personne n’a été tué et il n’y a eu que quelques blessé.
Toutefois l’immeuble entier valant environ 13 millions de dollars est devenu une ruine et nous y avons perdu tout notre matériel.
Don Preston a fait remarqué plus tard : Ce fut un accident très bizarre pour moi. Tout d’abord le programme de notre tournée fut inscrit sur une boîte d’allumettes et deuxièmement, le jour avant l’incendie, au milieu de mon solo dans «King Kong» un type s’est précipité sur la scène et a sorti un drapeau anti incendie. Le soir d’après, au milieu de mon solo dans « King Kong » quelqu’un lance une fusée dans le plafond qui était décoré de feuilles de palmiers séchés et pris feu. Pendant que cela se produisait, le tuyau d’égout de la maison de Zappa à Los Angeles s’est brisé et a complètement inondé le studio d’enregistrement dans son sous-sol.
SMOKE ON THE WATER Dans l’édition d’avril 1999 du Guitar Magazine il y avait une interview avec l’ancien guitariste de Deep Purple Ritchie Blackmore.
Dans cet article, Ritchie Blackmore mentionne Zappa deux fois.
La première fois pendant qu’il parle des abus que Blackmore a dû subir par sa maison de disques il dit : « Comme Frank Zappa dirait, « je sens un rat » La deuxième sortie suivit après cette question : « Pouvez-vous détailler l’histoire racontée dans « Smoke on the Water » ?
Ritchie : Nous étions assis là en écoutant Frank Zappa qui jouait et tout d’un coup quelqu’un avait une sorte de fusée et a décidé de l’envoyer en l’air. Le plafond a pris feu. Frank s’est tourné et a dit : « Maintenant que tout le monde se calme ». Il a ensuite jeté sa guitare et a sauté par la fenêtre. C’était assez marrant. Il voulait être le premier dehors. Il avait ensuite environ 15 minutes avant que tout l’endroit soit cramé ce qui était terrifiant.
De mémoire, quand Frank raconte l’histoire il était plus comme un agent de la sécurité et faisait tout pour que les gamins sortent d’abord.
Ritchie ne prenait jamais de drogue mais buvait et peut-être que ses souvenirs de Zappa sautant par la fenètre est incertain alors la question est :
Que s’est-il réélement passé ? Zappa a-t-il jeté sa guitare ? Et s’est jeté par la fenêtre pendant que Blackmore était calmement assis et observait pendant que l’endroit prenait feu ? Ou est-ce comme le film Rashamon de Kurosawa où tout le monde se souvient de choses quelque peu différentes ?