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Ned Music Club
ImageLa menuiserie Held s'est installée en 1869 à
Montreux, puis quitte les lieux en 1984.

A cette période, il existe une troupe de danse du nom des "Dancers". Cette troupe loue une partie des locaux. Ils y installent une salle appelée l'«Espace Dancers», où, paraît-il, des artistes tels que le regretté François Silvant ont fait leurs premiers pas. Afin de diminuer leurs charges, ils sous-louent de petites surfaces indépendantes à des musiciens de la région. Toute l'histoire du Ned commence ici...

Victimes d'une mauvaise gestion, les "Dancers" font faillite. C'est alors que deux personnes reprennent la salle abandonnée. Ils rebâtissent l'endroit le "Nouvel Espace Dancers" (NED). Le premier concert d'une longue série à lieu le 24 mai 1994.

Jusqu'en juin 1995, un concert a lieu toutes les deux semaines, de nombreux contacts sont pris avec les autorités, fortement réceptives et conscientes qu'il manque à Montreux une scène musicale. Juillet, août et septembre permettent de remodeler l'endroit pour l'adapter aux besoins et l'inauguration officielle qui a lieu le 30 septembre 1995.

De nombreux artistes et groupes de tous styles confondus sont venus jouer dans cette salle, comme par exemple : Buju Banton, Candy Dulfer, Lofofora, Manu Katché, Max Romeo, Mother Superior, Nada Surf, Sinsemilia, Tryo, The Real McKenzies etc..

De nombreuses co-productions, avec diverses associations de la région, étaient aussi proposées, telles que Sound For Unity, qui, par exemple, a permis la venue de groupes tels que Reel Big Fish, Streetlight Manifesto, Guerilla Poubelle, The Tommys, alors que le Webzine alternatif Punk-Hardcore-Metal montreusien Skartnak.com fait jouer des groupes tels que : Raised Fist, The Black Dahlia Murder, Bridge To Solace, Darkest Hour, Neaera, Break The Silence, Good Clean Fun, Leftöver Crack, Dead To Fall, Cephalic Carnage ou encore Street Bulldogs. Et n'oublions pas l'association Montreux Prog Nights qui, elle aussi, organise de nombreuses soirées de musique Rock !

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Le groupe Neaera en live au NED, soirée organisée par Skartnak.com

Malheureusement, durant le mois de décembre 2007, le NED reçoit un avis de résiliation de bail. Propriétaire des lieux, la banque BCV espère vendre enfin le bâtiment. L'avenir du NED est,  à ce jour,  plus qu'incertain après 14 années riches en découvertes musicales.



Article paru dans le journal 24heures le 22.05.2009 :


Montreux invitée à racheter le bâtiment du Ned

«Quelle excellente nouvelle, la problématique est enfin étendue à l’ensemble du bâtiment!» La cause de la joie de Jacques Lauber, du club de musique le Ned? Le postulat de Jean-Pierre Buholzer (Montreux Libre), qui propose à la commune d’acheter l’ancienne menuiserie Held (lire ci-contre) pour y maintenir un pôle d’activités socioculturelles. Pour l’heure, diverses associations occupent le bâtiment, dont le skatepark, le Centre social protestant ou le Ned. Ce dernier, qui fête ce week-end ses 15 ans, devra quitter les lieux au 31 janvier 2010. Les autres occupants bénéficient encore d’un bail renouvelable de mois en mois. Ils seront contraints de partir quand le propriétaire, la BCV, cédera son bien, acquis en 1997 pour 2,1 millions, lors d’une vente aux enchères. Membre de la commission en charge du postulat, Guillaume Wicht, lui-même usager du Ned, est catégorique sur le principe: «On se battra becs et ongles pour sauver toutes ces structures.» Au même endroit? Le conseiller communal socialiste avance sur des oeufs: «C’est un sujet délicat. Il faut attendre le résultat de l’expertise sur l’état du bâtiment.» Un rapport mandaté par la BCV, attendu pour fin mars, mais pas encore livré.

Partenariat public-privé
La ville voisine, Vevey, projette d’acquérir l’immeuble de l’ancien EPA. Montreux, pourtant ville sans dettes, montrerait-elle moins d’ardeur à débloquer une situation au point mort? «La Municipalité avait renoncé à acheter ce bâtiment en 2005, rappelle Laurent Wehrli. C’est une tradition de notre commune. Contrairement à Vevey, elle achète très peu d’objets immobiliers – hors secteurs prioritaires comme les bâtiments administratifs ou les écoles.» Pour l’ancienne menuiserie, le municipal de la Culture – qui garde sous le coude l’envie d’y développer un musée du Jazz – soulève une autre option: «La commune pourrait négocier avec un entrepreneur privé et se réserver deux ou trois étages pour des activités socioculturelles.» Reste l’avis du propriétaire. «Nous avons des acheteurs potentiels sérieux, affirme Christian Jacot-Descombes, porte-parole de la banque. Mais nous sommes prêts à vendre à Montreux.» Un geste commercial serait-il alors envisageable? «Cela rentrera dans le adre de la négociation.» Concernant le cas particulier du club de musique, le postulat «Sauvons le Ned», de juin 2008, est toujours pendant: «Nous n’avons pas répondu car nous n’avons pas de réponse, admet Laurent Wehrli. Où voulez-vous que nous le mettions aujourd’hui? A la sortie de l’autoroute? Cela poserait d’autres problèmes, comme l’accessibilité.»