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Rose d'or 1973
Les galas de la Rose d’Or 1973 (du 26 avril au 3 mai) sont une bonne cuvée grâce à :

Tony Bennett : qui inaugure ainsi la Maison des congrès avec l’orchestre de Syd Laurence. Chanteur, amuseur, comédien italo-americain de musique pop traditionnelle, et surtout de jazz, considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs interprètes du siècle dernier dans ces deux registres musicaux, il est le crooner dont Frank Sinatra a dit qu’il était le meilleur du show-business. Quand il enregistre son premier disque, il en vend 500'000 exemplaires - c’est un record pour un artiste débutant.

Les Olsen Brothers sont un duo danois pop rock. Les deux frères Jørgen (né le 15 mars, 1950) et Noller (Niels, né le 13 avril, 1954) Olsen fondent leur premier groupe, The Kids, en 1965. Ils font la première partie de The Kinks au K.B. Hallen en 1965 et sortent leur premier 45 tours en 1967. Jørgen et Niels Olsen participent à la comédie musicale Hair au Cirkusbygningen à Copenhague, en mars 1971, et partent ensuite en tournée au Danemark, en Norvège et en Suède. Pour les Olsen, la Rose d’Or 1973, c’est la rentrée après les vacances, puisqu’ils ont préparé, pour le marché français, un hommage à Edith Piaf, écrit les chanson du prochain single des Blue Diamonds et préparé leur deuxième album.

Gimmicks of Sweden : Si étrange que cela puisse paraître, Gimmicks of Sweden est le groupe de Scandinavie le plus connu sur le plan international dans les années ’70 - et pourtant, personne n’en a jamais entendu parler en Allemagne ou en Angleterre.

Ralph McTell : Né à Farnborough, dans le Kent, Ralph McTell a une jeunesse mouvementée. A quinze ans, il quitte l’école pour s’engager comme pupille de l’armée. L’expérience n’est guère concluante, et il reprend donc ses études. A 17 ans, il apprend la guitare après avoir entendu un disque du chanteur country/folk américain Jack Elliott. Il découvre alors Woody Guthrie, sa musique et sa vie. Les dés sont jetés, il prend la route en vivant d’expédients et en faisant la manche à travers l’Europe. Marié il accepte, par sécurité, un poste d’enseignant. Il commence alors à écrire des chansons, inspirées de ses expériences. Les thèmes sont ceux de la pauvreté, de la solitude. Streets of London, typique de son genre, l’amène à l’enregistrement. A ce moment, il se consacre entièrement à sa carrière artistique. Ralph McTell n’est pas un chanteur engagé parce que c’est la mode. Sa poésie n’est pas fabriquée. Il est sincère. Il a l’art d’insinuer les choses, de les faire découvrir et, à travers des mélodies ravissantes, il fait plus pour une meilleure compréhension mutuelle que les discours les mieux inspirés.

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Johnny Rivers : Né à New York le 7 novembre 1942, John Ramistella passe son enfance à Bâton Rouge en Louisiane. Sans avoir suivi formellement des cours de musique, il apprend à jouer de la guitare avec l'aide de son père et forme son premier groupe The Spades pendant qu'il est encore au collège. Dès 1956, la maison de disques Suede enregistre quelques titres de sa composition. Lors d’un voyage à New York, en 1958, John passe un accord avec un disc jockey célèbre, Alan Freed, qui lui suggère d'adopter comme nom de chanteur Johnny Rivers. Johnny Rivers est venu jouer à Montreux avec son Los Angeles Boogie Band.

Focus : Groupe de rock progressif hollandais des années soixante-dix, mené par Thijs van Leer et Jan Akkerman. Sa musique est essentiellement instrumentale. Il s’est formé en 1969 et constitue alors l’orchestre de la version hollandaise de Hair. Il sort un premier album, In and out of Focus, en 1970. Mais l’évènement de l’année 1972 pour le groupe Focus est incontestablement sa victoire au référendum de la revue anglais Melody Maker dans la catégorie Espoir de l’Année. Et ce résultat n’est pas le fait d’un hit placé au bon moment ou d’un coup de tête, mais bien le point culminant d’une année d’efforts, de travail, de tournées et d’enregistrements.

Roy Buchanan : Rolling Stones a dit de Roy Buchanan : « Peut-être bien le meilleur guitariste de rock du monde ». Exagéré ? Il ne semble pas, aux dires des témoins qui l’ont entendu dans les clubs où il se produit avec son groupe ou bien à ce fameux concert du Carnegie Hall ou encore à la télévision au cours de ses émissions spéciales ! Roy Buchanan, fils de pasteur, est né dans l’Arkansas. A deux ans, il va en Californie, et c’est là qu’il entre en contact avec la musique qui va du country au pop en passant par le gospel et, bien, sûr le blues qu’il préfère par-dessus tout.

Stones the Crows : (les adieux de Maggie Bell), Chanter pour 2£ Summertime dans un club de Glasgow avec l’orchestre d’Alex Harvey Band et se retrouver sacrée Meilleure chanteuse anglaise 1972 au référendum de Melody Maker peut paraître un conte de fées. En réalité, il n’en est rien. Maggie Bell, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, et Stone the Cows ont dû travailler dur pour en arriver là. D’autant plus que tout le monde leur prédisait le succès, les gens du métier en tête et que rien ne venait… Montreux a été le témoin de ce chemin difficile. La première fois au Festival de Jazz 1970, puis dans le cadre du « Super Pop Montreux » en 1971, les critiques sont excellentes. On dit de Maggie Bell qu’elle est de la classe des grandes chanteuses, on cite Janis Joplin, Billie Holiday… Mais Stone the Crows ne sortent toujours pas du lot ! Et puis c’est l’accident, stupide, un micro mal branché qui foudroie Les Harvey. Alors, comme pour réparer une injustice, le public découvre et fête enfin sans restriction le groupe avec la sortie de son quatrième album Ontinuous Performance, terminé avec Jimmy McCulloch.

Tir Na Nog se produisent en 1971 dans le cadre du Super Pop Montreux. Tir Na Nog est une formation essentielle de la mouvance folk-rock anglo-saxonne du début des années 1970. La formation émigre très vite en Grande-Bretagne, où elle connaît un engouement considérable. Le duo Sonny Condell (Chant, guitare & batterie) & Leo O'Kelly (Chant, guitare & violon) met essentiellement l'accent sur des parties dépouillées de guitare, majoritairement acoustique, et de chant, un peu à la manière de Crosby, Stills, Nash & Young. Tir-Na-Nog enregistra un premier album éponyme en 1971 & Tear And A Smile l'année suivante. Spotlight dévoile les sessions pour la BBC que nos deux compagnons ont enregistré entre 1972 & 1973. Ils ont joué internationalement, « pour chauffer la salle », avec des groupes rocks tels que Jethro Tull, The Who et Emerson, Lake and Palmer.

Mama Lion : (en remplacement de “The Kinks”) Produit par Neil Merryweather, Mama Lion est un groupe destiné à promouvoir la voix Joplinesque de Lynn Carey, une belle femme blonde qui chante avec Ivar Avenue Reunion. Comme souvent avec Merryweather, la musique est un mélange de blues et rock. Ses disques sont surtout connus pour les photos osées sur les pochettes, spécialement le premier avec Lynn Carey donnant le sein à un lionceau. « Un véritable scandale à l'époque » dit Lynn, « la pochette est censurée dans beaucoup de pays. Dans certains pays, en Suède je crois, ils collent carrément la pochette pour cacher la photo (rires). Je n'en reviens pas! (rires) Dans d'autres, ils cachent mon visage mais montrent ma poitrine. C'est plutôt … " hot " (rires) ».

Roxy Music : En 1972, Roxy Music donne son premier concert au Great Western Express Festival. Un mois plus tard, un disque sort, et Roxy incarne un nouveau mouvement au sein du rock. Bryan Ferry (piano et chant) hésite longtemps entre les Beaux-arts et la musique. En décembre 1970, influencé par Warhol, il tranche et crée Roxy Music. Andrew Mackay (saxophone et hautbois) étudie d’abord la musique classique, avant de venir au rock et à la musique électronique. Il sera un des premiers à aider Bryan Ferry. Eno, lui aussi, vient des Beaux-arts, mais sa passion pour l’électronique et ses applications musicales font qu’en 1971, il vient s’occuper de l’équipement du groupe et, bien sûr, du synthesiser et des bandes enregistrées. Quant à Phil Manzanera (guitarist, autodidacte), c’est en écoutant Chuck Berry, les Beatles, Soft Machine qu’il vient au rock, avec d’abord son groupe Quiet Sun puis, dès février 1972, au sein de Roxy Music. Paul Thompson (batterie) est professionnel depuis 5 ans. Il a notamment joué avec Smokestack et Billy Fury. Il est avec Roxy Music depuis novembre 1971. Il convient de noter que Roxy Music a toujours apporté un soin particulier au choix de ses pochettes de disques, sophistiquées et provocatrices, à l’image du groupe. Le choix des modèles aussi d'ailleurs, comme Amanda Lear pour For your Pleasure et Jerry Hall pour Siren.

Millie Jackson : quitte sa maison natale de Thomson (Georgia USA) à l’âge de 15 ans et part vers le nord chercher fortune. Un peu effrayée par New York (Thomson n’est qu’un petit village de 300 habitants), elle s’installe à Newark et y commence une carrière de chanteuse. Seulement - pour percer, elle doit se rendre à Brooklyn, et c’est difficile car elle n’a que 17 ans et ne peut donc obtenir de licence pour travailler dans les clubs. Dès 1964, les choses s’arrangent, et elle part en tournée avec L.C. Cooke, le frère de Sam. Plus tard, elle tourne avec Little Richard. En 1969, elle décroche un contrat d’enregistrement, et c’est alors le vrai départ, celui qui la mène dans les charts.

Joe Simon : Né en 1948 dans la petite ville de Simesport, près de la Nouvelle-Orléans, la musique a toujours eu une grande influence dans la vie de Joe Simon. Il se rappelle : « Cette région a un passé musical très riche : J’y ai grandi en écoutant du rythm and blues, du jazz et du gospel », A 16 ans, il part en Californie, et c’est en 1966 qu’il devient subitement célèbre avec son premier disque Teenager’s Prayer. Le titre grimpe dans les charts et fait connaître le nom de Joe Simon à travers les Etats-Unis.

Sy Oliver : pour venir derrière Count Basie, qui en 1972 anime le gala final, il fallait trouver un orchestre exceptionnel, d’où le choix de Sy Oliver. Sy (ce surnom est l’abréviation de « psychologist ») est l’un des plus brillants arrangeurs de l’histoire du Jazz. C’est lui qui a donné à l’orchestre de Jimmy Lunceford ce son fameux qui, repris et retravaillé, a fait la fortune de Tommy Dorsey et Billy May. Après une période où il se consacre surtout à la production de disques et à l’arrangement de ses séances de studio, dont Good Book de Louis Armstrong, Sy Oliver revient comme trompettiste, chanteur et chef d’orchestre, avec une formation qui figure parmi les favorites du public américain.
……et pour le dessert de ces galas, l’éblouissant :

Fats Domino : est né à la Nouvelle-Orléans en 1928. Conseillé par son oncle, il joue et chante très jeune dans les cabarets de sa ville natale. En 1948, il enregistre, en pleine époque de Jazz be-bop et de chansons mièvres, un morceau de rythm and blues The Fat Man. Ce disque ouvre pour Fats Domino les portes d’une carrière que l’on qualifie de Rock and roll. Rappelez-vous : Goin’ Home, Whole Lotta Lovin, All By Myself, Blueberry Hill, Walkin’ to New Orleans.... de tels succès qu’en 1973, dans la vente de disques, Fats Domino obtient la troisième place toutes catégories confondues, derrière Elvis Presley et les Beatles - avec plus de 100 millions de disques vendus et 22 disques d’or. Et malgré ce triomphe, Fats Domino reste un homme charmant et farfelu.